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24 octobre 2014

Deux livres pour les (courtes) vacances....

Puisque certain(e)s d'entre vous vont peut-être prendre un repos de quelques jours, je vous conseille d'emporter deux livres dans vos bagages...

 

Le premier est celui de mon ami, vieux compagnon d'étude et de recherche depuis plus de vingt ans ans, Pierre Mollier. Avec Curiosités maçonniques, il nous invite à une déambulation improbable parmi les singularités, les histoires inimaginables que la maçonnerie, en trois siècles d'existence, a laissées sur son chemin.

De l'affaire Pincemaille, une ahurissante divulgation maçonnique en France dans les années 1760, aux rapports imprévus entre les fouriéristes et la franc-maçonnerie, en passant par le Convent des Philalèthes (1785, l'héraldique maçonnique et...la Légion d’honneur !...un trajet original en dix-sept chapitres qui se dégustent comme de petites gourmandises de l’érudition maçonnique, à la fois enrichissantes et parfois presque comiques.

 

 

Pierre est l'un des historiens les plus respectés du domaine maçonnique français. Sa probité de chercheur ne fait aucun doute - même si le produit de ses travaux vient à contredire parfois son sentiment propre. En cela, il n'est en effet "l'historien de personne", et la reconnaissance unanime dont il jouit sur le plan international, notamment de la part de l'érudition maçonnique anglo-saxonne, le prouve suffisamment.

J'en profite pour vous recommander son site, Rassembler ce qui est épars (http://pierremollier.wordpress.com)

Pierre Mollier signera son nouveau livre au 12ème Salon maçonnique du Livre, les 15 et 16 novembre prochain à Paris, sous l'égide de l'Institut Maçonnique de France, dans les locaux de la Fédération française du Droit Humain.

 

M'autorisera-t-on aussi un peu d'auto-promotion ? Alors, je vous signale un petit opus que je viens de publier chez Conform, comme premier volume de la nouvelle collection "Pollen maçonnique" : La chambre du Milieu.

Ne vous attendez pas à de pénibles considérations sur le "symbolisme" du troisième grade ni sur les subtilités de la tenue administrative d'une loge de Maitres  ! Je me suis efforcé d’illustrer, sur un sujet à la fois important et très mal connu, les apports de la méthode historico-critique - en lieu et place de ce que je nomme parfois malicieusement le "délire symbolico-maniaque".

 

 

Beaucoup de surprises à attendre, car la Chambre du Milieu n'est pas forcément ce que l'on pense. Je vous laisse le découvrir et vous livre en primeur l'Introduction du livre :

 

Une « Chambre introuvable »…

 

La « Chambre du Milieu » est, au sein de la franc-maçonnerie, l’un des premiers lieux singuliers que rencontre un franc-maçon, dans les premières années de sa carrière. Endroit familier du paysage maçonnique quotidien, la Chambre du Milieu est pourtant une illustre inconnue…

Son introduction dans la franc-maçonnerie spéculative n’est pas séparable des conditions dans lesquelles le grade de Maître en est venu à se distinguer des deux autres grades « symboliques », dans les années 1725-1730, en Angleterre. Point n’est donc besoin, pour en définir l’origine, de recourir, comme tant d’auteurs maçonniques aventureux, à « l’Invariable Milieu » de la tradition chinoise, ou au « juste milieu » de la sagesse des peuples ! On ne remonte pas à la signification première des symboles et des rites maçonniques en usant de rapprochements phonétiques approximatifs et d’improbables étymologies lacaniennes...

La nature même de cette Chambre est aujourd’hui obscure pour nombre de francs-maçons : est-ce le lieu où l’on reçoit rituellement les Maîtres, ou le simple rassemblement administratif de ces derniers lorsqu’ils traitent des principaux problèmes d’une loge – ou les deux ? Est-on encore dans la Chambre du Milieu lorsqu’on se penche sur les troublantes énigmes d’un règlement général ou que l’on débat du taux de la cotisation ? « Mes Frères, mes Sœurs, l’heure est grave : faisons une Chambre du Milieu » !

A force de ne plus très bien savoir de quoi l’on parle – ni où l’on parle – on court grandement le risque d’employer un mot ou une expression à tort et à travers. C’est par ce jeu de méprises successives et de contre-emplois que le contenu même de la franc-maçonnerie en vient à ne plus vouloir dire grand-chose.

Or, il ne faut pas méconnaître que l’apparition – tardive – de la Chambre du Milieu marque un tournant essentiel de la franc-maçonnerie symbolique, à la fois sur le plan historique – elle traduit la constitution d’un système définitif en trois grades – et sur le plan initiatique : avec elle, c’est tout l’édifice traditionnel de la franc-maçonnerie qui a pris un sens radicalement nouveau. En replaçant nos pas dans ceux de nos devanciers, nos Frères anglais du début du XVIIIème siècle qui ont conçu cette architecture et nous l’ont léguée, nous allons faire, chemin faisant,  des découvertes assez surprenantes. A commencer par celle-ci : en Angleterre, depuis son origine et jusqu’à nos jours, la Chambre du Milieu n’a jamais été – et n’est toujours pas – au troisième grade, mais au deuxième : c’est là qu’est reçu un Compagnon ! Ou celle-ci encore : il n’y a  pas une seule Chambre du Milieu, mais en réalité il y en a deux…

Mon but, dans ce petit ouvrage, n’est donc pas de proposer une « savante » et pénible exégèse de la Chambre du Milieu, mais de fournir à tous les francs-maçons curieux des éléments pour comprendre.  D’un siècle à l’autre, d’un pays à l’autre, d’un Rite à l’autre, j’aimerais ainsi leur fournir un guide pour aller à la recherche de cette « Chambre introuvable »…


 

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