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23 avril 2014

Serge Moati questionne les francs-maçons...

Je voudrais vous signaler l’émission que proposera Serge Moati, sur France 5, mardi 29 avril à 20h 35 : Mes questions sur la franc-maçonnerie.

Moati a décidé de faire un "docu" différent de tous ceux qui ont été diffusés au cours des années récentes : politiques, affaires, etc... Il a choisi d'interroger les francs-maçons pour tenter de comprendre "de l'intérieur'" ce qu'est la franc-maçonnerie...pour les francs-maçons !

On peut diversement juger la tentative, je témoigne en tout cas qu'elle a été faite honnêtement.

Je ferai quelques apparitions dans ce documentaire...

 

Mes questions sur

 

La franc-maçonnerie

Mes questions sur - La franc-maçonnerie
 

Résumé

Alors que la franc-maçonnerie est toujours source de fantasmes inépuisables, Serge Moati et Alice Cohen se lancent dans une immersion au cœur des Loges et posent un regard inattendu et intime sur cette institution. Franc-maçon jusqu'en 1982, Serge Moati évoque notamment son propre parcours. Il constate que la franc-maçonnerie n'a plus le même visage qu'il y a trente ans. Ils seraient 160 000 «frères» et «sœurs» aujourd'hui en France, contre 70 000 «initiés» en 1989. Le charme discret et secret de la maçonnerie opère donc toujours. Qui sont les francs-maçons des années 2010 ? Leur pouvoir et leur influence recouvrent-ils toujours la même réalité qu'autrefois ?

 

La franc-maçonnerie est-elle en deux, trois ou quatre grades ?... (2)

On a vu que pendant longtemps la maçonnerie avait été en deux grades – dont souvent seul le premier était reçu pour toute la vie !

Observons surtout  que ce premier modèle en deux « grades » – je rappelle que le mot anglais que l’on peut traduire ainsi, degree, ne fera pas irruption dans le vocabulaire maçonnique avant l’apparition du grade de...Maître ! – constituait un tout, cohérent et complet.

Quand on jette un coup d’œil attentif sur le rituel – certes présenté de manière sommaire, mais finalement assez suggestif pour qu’on puisse le commenter – du grade de Fellowcraft or Master, tel qu’il était pratiqué en Ecosse au XVIIème siècle (Ms des Archives d’Edimbourg, Ms Chetwode Crawley, Ms Airlie, Ms Kevan – de 1696 à 1714), on voit que ce grade comporte essentiellement deux éléments :

-  Une séquence rituelle dénommée « Five Points of Fellowship », ce que l’on peut traduire par « Cinq Points du Compagnonnage »  – mais évidemment sans aucun rapport avec le Compagnonnage français ! –, une salutation étrange, une étreinte furtive qui n’est alors associée à aucune légende et ne constitue jamais un rituel de « relèvement » de qui que ce soit ;

-  La transmission d’un mot dont la nature exacte n’est pas donnée dans les plus anciens textes écossais et qui, dans divers manuscrits ou divulgations, en Angleterre essentiellement, entre 1700 et 1725, se présente très souvent comme une variante d’une expression en M.B. dont la signification n’est jamais précisée.

 

Manuscrit-Graham-1726.jpg

 

Le Ms Graham

 

2. Comment est-on passé d’un système en deux grades à un système en trois ?

C’est dans la deuxième partie de la décennie 1720 que les signes de cette mutation apparaissent. Pour résumer les faits essentiels :

-  En 1725, à Londres, une association de musiciens francs-maçons admet plusieurs de ses membres – dont on sait qu’ils avaient déjà reçu le grade de Compagnon – au grade de Maître ;

- Un manuscrit daté de 1726, le Ms Graham raconte curieusement trois histoires légendaires sur des personnages bibliques : l’une concerne Noé, dont les fils relèvent le corps par… les Cinq Points !; l’autre porte sur Bezaléel – « l’architecte » du Tabernacle, le sanctuaire portatif des Hébreux pendant l’Exode au désert –, personnage dont on évoque « la langue qui ne révéla jamais [les secrets] », mais on ne nous dit pas de quel secret il s’agit, bien qu’on nous affirme qu’après sa mort « ils furent totalement perdus » ; enfin la dernière évoque Hiram, qui parait achever l’œuvre commandée par Salomon et…ne meurt pas violemment !  Superposez simplement ces trois histoires, dont on ignore l’origine et l’ancienneté : vous obtiendrez la légende d’Hiram !

- En 1730 une divulgation imprimée, Masonry Dissected, due à un certain Samuel Prichard, dont on ignore à peu près tout, révèle pour la première fois un système en trois grades séparés – le grade de Fellowcraft et celui de Master sont désormais parfaitement distincts – et nous donne la plus ancienne version connue de la légende d’Hiram, cette dernière servant désormais « d’explication » aux Cinq Points.

Pour autant, avait-on établi un système en trois grades ? Rien n’est moins sûr…

3. Deux grades… + 1 !

Ce qui frappe, c’est bien plutôt une séparation qui va persister pendant longtemps entre les deux premiers grades et le nouveau – qu’on hésite encore à nommer le troisième. On verra, dans les années 1730, et ce jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, des Loges de Maîtres (Masters Lodges) dont le seul propos est de conférer le grade de Maître. Elles se réunissent à des jours différents, en des lieux différents et généralement avec un Collège différent de ceux de la loge des deux premiers grades qu’on nomme souvent « Loge Générale » !

S’agit-il donc d’un « troisième » grade ou… d’un haut grade ? Sans compter que dans nombre d’endroits du pays, jusque fort tard dans le XVIIIème siècle, on ignorera totalement l’existence et en tout cas la pratique de ce « nouveau » grade.

Dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle, il finira par s’intégrer à la pratique maçonnique « habituelle », mais ce sera progressif en Grande-Bretagne même. En France, connu dès 1744 au moins, il va être d’emblée universellement adopté.

L’Union de 1813, en Angleterre, consacrera le « standard » des trois grades « distincts et séparés », tout en affirmant que la « maçonnerie pure et ancienne ne comprend que trois grades et pas davantage ». Mais de nombreux indices montrent que le statut du grade de Maître ne sera jamais tout à fait le même que celui des deux précédents. Par exemple :

- Dans les rituels du Rite Écossais Rectifié, dans le dernier quart du XVIIIème siècle, une loge de Maître est ouverte après une procédure simplifiée pour les deux premiers grades, la loge étant décorée et installé conformément au grade de Maître dès le début du rituel !

- Aux États-Unis, de nos jours encore, on ne travaille essentiellement qu’au grade de   Maître, pour des raisons essentiellement liées à l’affaire Morgan, survenue en 1828, mais surtout on ouvre directement la loge à ce grade…comme on le ferait pour un haut grade !

 

Constitutions 1723.jpg

 

 

4. Pourquoi le grade de Maître ?

Quelle nécessité poussa les concepteurs de ce grade – lesquels nous demeurent inconnus – à l’ajouter aux deux précédents ? On n’a pas de réponse certaine à cette question mais on peut formuler quelques hypothèses de travail.

La principale repose en partie sur un indice lié à une décision prise par la Grande Loge de Londres en 1723 et annulée en 1725.

L’article XII des Règlements de 1723 stipulait en effet que nul ne pourrait être admis « Maître et Compagnon du Métier que dans la Grande Loge. » Ce qui faisait de ce grade (alors le deuxième et dernier – une distinction d’exception. Pourtant, en novembre 1725, la Grande Loge décide que «  toutes les Loges pourront faire des Maîtres selon leur désir ». Cette fois, sans qu’on soit certain qu’il s’agissait d’un troisième grade alors naissant, il est clair qu’il échappait au statut d’exception que la Grande Loge semblait voir voulu donner, mais en vain,  à l’ancien grade de « Compagnon ou Maître »…

Certains eurent peut-être le désir, devant la diffusion extraordinaire de la maçonnerie à Londres pendant cette période – de quatre loges à Londres en 1717, on passe a plusieurs dizaines et plus d’une centaine en à peine vingt ans – de rétablir un lieu plus choisi, plus « aristocratique », où les maçons de plus haute extraction ou de plus grand savoir pourraient se retrouver « entre soi »… Ce fut peut-être l’un des premiers objets de la « Loge de Maitres ».

Un témoignage de cette époque renforce ce soupçon.  Dans un texte de 1730, Mystery of Free-Masonry, on nous apprend que « pas un Maçon sur cent ne peut s’offrir la dépense de passer la part du Maître… » N’est-ce pas là une marque évidente du caractère exceptionnel et très réservé que l’on voulait donner initialement à ce grade qu’on ne destinait manifestement pas à tout le monde – et qui n’était donc nullement le terme obligé de la « carrière » maçonnique ?

5. La fin de l’histoire ?

Dès la fin des années 1730, on va voir fleurir des hauts grades « primitifs » dont la plupart se nomment « Maître xxxxxxx » : Maitre anglais, Maître irlandais, Maitre élu, Maitre secret, etc. A chaque fois le fil narratif et le thème légendaire sont plus ou moins minces et « brodent » sur la légende fondamentale : on venge Hiram, on l’enterre, on le remplace…

Mais ce ne sont-là que des fioritures, si l’on peut dire. Le fond est généralement assez faible, même quand il est pittoresque – ainsi du grade de Maître irlandais, l’un des premiers hauts grades, qui s’inspire de coutumes funéraires chinoises !

Il y a cependant quelque chose de plus substantiel et de plus sérieux que le grade de Maître n’a pas réglé : un Mot a été perdu. Plus précisément, substitué, mais on ne peut plus l’utiliser et tout se passe comme s’il était perdu. On a le sentiment que la légende d’Hiram – qui connaitra sur ce point précis deux variantes fondamentales, j’y reviendrai plus tard – laisse un vide, une béance. Elle pose un problème non résolu par le seul remplacement du Maître.

La voie est alors « mécaniquement » ouverte pour qu’un jour l’on retrouve, restitue et rétablisse le « Mot originel ». Les deux premiers grades pouvaient se passer d’un troisième, on l’a vu. Le troisième ne parait pas pouvoir éviter le « quatrième (et « dernier ») grade » qui doit le compléter et l’achever. Un problème essentiel de toute l’histoire des premiers temps de la franc-maçonnerie spéculative, dans la décennie 1730-1740.

Car, pour le dire en quelques mots, la « maçonnerie pure en ancienne » est probablement depuis toujours en quatre grades – et pas seulement en Angleterre !… (à suivre)

13 avril 2014

Un séminaire de maçonnologie ?

Les lecteurs de ce blog le savent car je l’écris souvent dans ces colonnes, de même que je l’ai souvent dit dans les conférences que je propose en France à l’étranger depuis déjà d’assez nombreuses années : la franc-maçonnerie, c’est un sujet qui s’étudie…

La maçonnerie, ça ne s’apprend pas ?

En effet, je ne crois pas que l’on puisse acquérir une maîtrise un tant soit peu sérieuse, profonde et fructueuse de l’univers maçonnique, sans y consacrer un certain effort intellectuel. Ce n’est pas un gros mot ! Le franc-maçonnerie ne vient pas de n’importe où. Elle s’est constituée dans des circonstances historiques, culturelles, sociales et religieuses qui éclairent ses structures, son esprit et ses symboles. Ignorer tout ce contexte fondateur, c’est courir un risque majeur de passer à côté de ses significations essentielles et de commettre, à leur sujet, d’énormes contresens. Du reste, le spectacle de la franc-maçonnerie en France, depuis des décennies, en apporte la preuve parfois affligeante.

Certes, je ne méconnais pas l'argumentation (?) qu’on oppose généralement à ce discours : la franc-maçonnerie n’est pas une école du soir, ni une académie ou une société savante. Le savoir est d’ordre intellectuel, alors que la franc-maçonnerie vise à la connaissance qui se déploie dans le registre initiatique et spirituel, etc. Vieille antienne post-guénonienne qui, du reste, comporte évidemment une part notable de vérité, mais quelle conséquence pratique en tire-t-on ?

Dans n’importe quel domaine de l’activité humaine – y compris dans la pratique d’une religion ! – on ne peut rien faire sans une certaine compétence. Entendons par là qu’on a pris la peine de reconnaître le terrain, de situer les enjeux, de récapituler l’histoire du domaine dont on s’occupe. Ce sont là des évidences que tout le monde partage. Or, en franc-maçonnerie, rien de tel : tout est permis, y compris les délires les plus échevelés. On peut y parler de tout, sur tous les tons, y compris quand on n’a jamais pris la peine d’y réfléchir vraiment ou de se documenter.

Me dira-t-on que « le secret de l’initiation est  incommunicable » ? Sans doute, mais la franc-maçonnerie réside pourtant dans des rituels et des symboles qui s’originent dans la culture religieuse, philosophique et anthropologique de l’occident chrétien. Cela fait plaisir ou non, c’est un autre sujet, mais ne pas la reconnaître, ou mieux (pire ?), décider de l’ignorer, cela porte un nom : le révisionnisme historique. Ne pas l’intégrer – avec la liberté d’examen que chacun conserve – cela conduit tout droit  à la confusion intellectuelle.

 

 

 Est-ce un franc-maçon ?

 

Vous avez dit « maçonnologie ? »

C’est pour cette raison que depuis quelques décennies, une discipline a tenté de voir le jour : la maçonnologie. Je n’aime pas beaucoup le mot, mais il est désormais consacré par l’usage. Que désigne- t-il au juste ? Qu’on me pardonne de citer ici la définition que j’ai suggéré d’en donner dans le « Que sais-je ? » Les 100 mots de la franc-maçonnerie - c’est même la dernière définition proposée dans ce petit livre publié il y a quelques années avec Alain Bauer :

 

100. Maçonnnologie

 

Pendant longtemps, l’histoire maçonnique fut sinon exclusivement, du moins principalement écrite par des auteurs plus ou moins bien formés à la méthode historique, adversaires ou au contraire partisans  résolus de l’institution.

Depuis les années 1970, une « histoire laïque » de la franc-maçonnerie a pu naître. Entendons par là une histoire fondée sur les méthodes et les instruments de l’érudition classique.  Bien des mythes ont été détruits, bien des découvertes passionnantes ont aussi été faites sur les vraies sources intellectuelles de la franc-maçonnerie.
De ces recherches est née une discipline plurielle : la maçonnologie. Au confluent de  l’histoire, de la sociologie, de la philosophie, des sciences religieuses  et de l’anthropologie, elle s’efforce de saisir les invariant de la pensée maçonnique et de décrire ses structures jusque dans leur actualité, sans jamais s’y impliquer.

Regard distancié et critique sur une institution complexe et souvent mal connue, elle est aujourd’hui enseignée en divers lieux universitaires, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne et en Italie… mais toujours pas en France. A noter, cependant, la création réussie de l’Institut Maçonnique de France (IMF), structure associative indépendante qui accueille depuis 2003 les chercheurs de toutes les horizons maçonniques français.

 

Démarche souvent incomprise et parfois peu appréciée. C’est notamment celle que nous menons, avec toute l’équipe de la revue Renaissance Traditionnelle, depuis tant d’années, et qui fut saluée par les érudits maçonniques anglais : elle a été placée en tête des publications maçonnologiques actuelles, anglo-saxonnes comprises, lors d'un congrès en 2007 de la Cornerstone Society et elle a été également citée comme la plus importante dans son domaine selon la revue Freemasonry Today en octobre 2007.

 

 

Même à Manille !....et en France ?...

 

Cette démarche procède surtout  d’un changement de perspective qui oppose l’etic à l’emic

De l’emic à l’etic

Initialement empruntée aux études linguistiques, cette alternative de consonance bizarre est aujourd’hui largement utilisée dans le champ des sciences humaines. Eclairons-là en quelques mots – fût-ce au risque de la schématiser un peu.

La perspective emic est celle qui tente de comprendre « de l’intérieur » une démarche, une activité, un comportement, un code. C’est la langue qu’on parle, quand on est un locuteur naturel de cette langue ; le rite qu’on accomplit quand on ne s’interroge pas sur une tradition venue « du fond des temps » et qu’on met simplement en œuvre ; le geste qui s’impose à nous dans une situation émotionnelle donnée et qui nous a été léguée par notre éducation et fait partie de notre « schéma corporel ».  C’est, en quelque sorte, la vie saisie dans la spontanéité de son déroulement.

La perspective etic, c’est « l’arrêt sur image ». Le cliché ou l’enregistrement pris par l’ethnographe, document désormais pétrifié - pour le bon motif - et qui devient objet d’étude, s’offre à la déconstruction, à la comparaison distanciée, à l’analyse structurale. Elle n’abolit pas la vie (l’emic) mais elle lui adjoint une grille d’interprétation possible, détachée de tout a priori.

On voit quelle application nous pouvons en faire : le travail en loge, c’est l’emic de la franc-maçonnerie, et la maçonnologie sera son etic

Un séminaire

J’ai donc le projet, peut-être déraisonnable, de poser les bases d’une séminaire de maçonnologie, le tout premier du genre en France, et dont l’objet, au-delà de tout coloration obédientielle – une préoccupation qui m’est radicalement étrangère – et sans référence spécifique et encore moins exclusive à aucun Rite, proposerait des itinéraires documentés pour explorer les fondamentaux de la tradition maçonnique, en dehors de toute clôture idéologique – les « spiritualistes » contre les « adogmatiques », ou les « traditionalistes » contre les « libéraux » : toutes oppositions factices qui nous font perdre notre temps, nous éloignent des vrais sujets, et ne sont que des prétextes pour telle ou telle structure, de se présenter, selon une vieille obsession maçonnique, comme la plus ancienne, la plus authentique, la plus régulière, etc.

Je souhaiterais établir de séminaire sur un modèle académique, en mettant en œuvre deux types d’approche : 1. le contact et l’échange directs par des conférences « in real life » destinées à des groupes de travail, sur des thématiques précises balayées systématiquement pendant des mois – suivant une périodicité réaliste à fixer – 2. la mise à disposition sélective de textes et de documents de travail par le canal de ce blog ou d’un site dédié à mettre en place. Ces documents seraient accessibles par des mots de passe à ceux et celles qui auraient pris un engagement minimum de travail.

Comme tout séminaire, il pourrait comporter des activités complémentaires, des études « sur le terrain ». Au risque de déplaire ou de heurter certains - mais tel n’est pourtant pas mon but ! -  je ne pourrai proposer autre chose que des visites libres et sans engagement dans les Loges d’études et de recherches de la LNF où je poursuis, avec d’autres, ces travaux très spécifiques depuis des années.

Je comprends que de telles  procédures puissent rebuter certains et je respecte ce point de vue. Je ferai aussi observer que la maçonnerie américaine, dont on proclame souvent, avec un peu de condescendance, l’irrémédiable déclin et le faible niveau intellectuel, a créé dans certains États, un processus de « certification » qui s’apparente à celui de l’acquisition de diplômes universitaires : un programme de travail et des contrôles qui conduisent à une certification finale.

J’imagine sans peine les commentaires ironiques – voire offusqués -  de certains : « Comment ? Maintenant il faut passer des examens pour faire de la maçonnerie ? » Encore une fois, je ne cherche pas à convaincre quiconque ne souhaite pas l’être ! Je dis simplement que si la maçonnerie veut préserver sa dignité, sa profondeur, et finalement son avenir, elle ne peut demeurer « l’auberge espagnole » où l’on ne trouve que ce qui traîne ici ou là.

Si cette suggestion recueille l’intérêt d’un nombre suffisant de Frères et de Sœurs sincères et attachés à la franc-maçonnerie au point de lui consacrer quelques efforts sérieux et un peu de temps utilisé avec rigueur, alors nous pourrons peut-être voir naitre ce séminaire.

N’hésitez pas à me faire part de vos réactions (Bouton « Me contacter »)…et ne m’en veuillez pas si je ne réponds pas tout de suite. En fonction des opinions qui s’exprimeront, et dont j’effectuerai la synthèse, je pourrai ou non concevoir un projet plus précis et plus structuré.

Pendant ce temps le voyage continue : bonne navigation sur Pierres Vivantes  !